Avril

Les propriétés médicinales sont données à titre purement indicatif : consulter un phytothérapeute

Asperges sauvages


LAMPSANE, TUSSILAGE, ACHILLEE MILLEFEUILLE, ASPERGES, BOURRACHE, LAMIER POURPRE, GAILLET GRATTERON et ORTIE sont en pleine production, et ont bien profité des pluies d’avril, vous les trouverez sur la page de mars.


VIOLETTES et PRIMEVERES aussi mais, fin avril, il n’y a plus que les feuilles à consommer.
Si vous tondez régulièrement les violettes, vous aurez de jeunes feuilles jusqu’en juin, à manger en salade (les jeunes feuilles de couleur plus claire) ou les cuire en « épinard ».

****************** Mise à jour le 23 avril ****************

Orties : à gauche coupées après récolte, au premier plan récolte, à droite à récolter…

Les orties sont les seules plantes comestibles que je ne donne pas à mes poules lorsque je leur mets un coup de cisaille pour favoriser la récolte suivante : elles ne les mangent pas. Mais elles raffolent de toutes les autres en particulier la lampsane (voir lus bas) qui commence en ce moment.

Afin de ne pas perdre du temps au tri de mes herbes en cuisine, je sélectionne juste les belles pousses sur place au soleil 🙂 C’est beaucoup plus agréable que « d’y revenir » à l’intérieur.

Violettes à l’ombre au nord d’un mur : c’est là que vous aurez les plus grosses et belles feuilles

Moins tendres qu’une salade cultivée, les jeunes feuilles de violettes sont toutefois très agréables crues, mélangées à du pariétaire (voir plus bas) par exemple.
Les feuilles complètement ouvertes, à la couleur un peu plus sombre, méritent elles d’être cuites en « épinard ».
Après récolte, leur mettre un coup de cisaille comme aux orties, et vous pourrez en avoir jusqu’en juin.
Moins gouteuses que les orties ou les mauves (ci-dessous et plus bas), elles peuvent y être mélangées.

MAUVES : à gauche la part des poules, à droite la mienne !

Facile à reconnaitre sur cette photo, le pariétaire y est déjà trop « vieux » pour être mangé en salade. Les petites boules, sous les feuilles, seraient désagréables. Elles pourraient même être allergisantes si vous y êtes sensible. Coupez-le il repoussera.
J’utilise uniquement les feuilles des jeunes pousses, très tendres en salade. Dissout le ciment et les tous types de calculs ! Pousse sans eau sur les murs nord et est. C’est 100% à l’ombre (j’en ai vu dans de mini-grottes) que vous aurez les plus grosses feuilles, plus rapides à ramasser.

Début avril, les premiers COQUELICOTS sont en fleurs à Meysse (pas autant que sur cette photo de mai 2018). Les fleurs sont agréables, au goût et pour les yeux, sur les salades. Attention, elles sont fragiles et ne se conservent pas. On peut toutefois arriver à les sécher sans qu’elles ne moisissent.

J’utilise le FENOUIL frais et j’en sèche pour en avoir toute l’année. Les tiges sont pratiques pour les court-bouillons.
L’odeur protègerait des tiques : on peut enduire les pattes de son chien avec du jus de fenouil. (je teste sur mes chevaux et je vous dis…. )

Alliaire en fleurs


L’ALLIAIRE, déjà signalée en mars, se développe très vite : les plants bien exposés montent et ont (ou auront très vite) de petites fleurs blanches (trop amer à mon goût). Cherchez la sur des zones 100% à l’ombre, début avril, elle y ressemble encore à la photo de mars, avec de grosses feuilles très tendres. L’odeur des feuilles facilite l’identification : froissez ou déchirez les entre vos doigts.
J’en fais du pesto : excellent pour ceux qui aiment l’ail (seule plante en ayant le goût sans être de la famille de l’ail).
Diurétique, antiseptique (cataplasme), soigne rhumatisme asthme et goutte.
Une poignée de feuille, dans un plat ou une soupe, peut y remplacer une gousse d’ail. Mais la cuire ou la sécher lui fait sécher perdre ses propriétés médicinales.

Là sans noix, mais avec des graines de tournesol

Pesto berrichon d’alliaire ou autres plantes comestibles (ortie)
50g d’alliaire (ou autres plantes comestibles )
25g de noix
25g de fromage sec de chèvre
bien mixer
ajouter 50g d’huile de noisette (ou olive ou selon votre goût)
mixer à nouveau.

Pimprenelle, de taille réelle (sur un grand écran)

La PIMPRENELLE a fait son apparition et agrémente mes salades (ne pas garder la tige assez amère). Léger gout de concombre.

Pimprenelle : plein sud et sur un pont, donc terrain très très sec.
Mélisse citronnée ou citronnelle

La MELISSE CITRONNEE est encore toute petite, en début de mois, mais facile à identifier à l’odeur.

Donne un gout citronné aux pâtisseries. Relaxante, réputée pour les états dépressif et l’anxiété, diminue l’émotivité et apaise les palpitations cardiaque d’origine nerveuse. Antiviraux.

A éviter en cas de glaucome ou de tension oculaire.


Le GERANIUM ROBERT a maintenant les toutes premières fleurs rose, j’en décore les salades au lieu de ciseler les feuilles dont le gout est plus fort.

Les MAUVES sont maintenant assez présentes pour les cuisiner « en épinard ». Attention, faisant un mucilage, elles absorbent pas mal d’eau à la cuisson : ne les laissez pas brûler dans une poêle !
Une poignée de leurs feuilles peut servir à épaissir une soupe.
J’en ai vu en fleurs, à Chomérac le 31 mars, par encore ici au 5 avril.

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La LAMPSANE en rosette, ou commençant à peine à monter en tige, est parfaite crue en salade.
Les cuire, si on prend les feuilles sur de JEUNES tiges, après elles sont amers. J’attends qu’il y en ait plus pour en faire une tarte ou autre.

Aime l’ombre et la fraicheur, au nord des bâtiments, sous les arbres. Les couper pour avoir de jeunes pousses jusqu’en juin.

Vous avez des poules ?
Ses noms de grasse géline ou poule grasse ne sont pas usurpés. Donnez leur le bas des tiges quand vous les coupez, après avoir ramassé les belles feuilles pour vous !

Photo d’un plant plus jeune, sur la page de mars.

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Dès que suffisamment de PISSENLITS seront en fleurs, nous pourrons en faire des gelées ou autres. Feuilles, fleurs et racine se cuisinent.
Racine et feuilles sont médicinales. Riche en potassium. Laxatif doux.Tonique amer feuille et racine. Diurétique, épure le sang. Dépuratif. La racine aide à éliminer les toxines. Efficace pour les pbs cutanés et rhumatismaux.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est melilot.jpg.

S’il vous reste du mélilot séché au printemps dernier, utilisez le ! En mai et juin, on en aura à nouveau. Vous trouverez 2 recettes dans le fichier ci-après. Vous pouvez aussi en faire infuser dans du lait 10mn (aura un gout de foin !) puis en faire une excellente crème (anglaise ou autre) ou un flan. Une fois le sucre ajouté, le goût est entre l’eau de fleurs d’oranger et la vanille.

Fichier avec d’autres recettes à base de plantes sauvages, n’hésitez pas à le télécharger pour l’avoir en permanence sur votre ordi (c’est plus économique en électricité que d’aller le consulter souvent sur notre site 😉 ):