Octobre

Notre région a manqué cruellement d’eau tout l’été ! La seule pluie de septembre ne permettait guère les repousses d’automne.
L’orage du 1er octobre a amélioré cela, ainsi que les rosées et petites ondées depuis.
Mardi 15, de la pluie est annoncée, en plus de ce qui est cité ci-dessous depuis le 1er octobre, cela permettra aux mauves et orties qui pointent leur nez de pouvoir bien pousser et être cueillies.

Si les cueillettes vous manquent, profitez en pour regarder la page des quelques plantes que l’on peut récolter toute l’année. Pour certaines, j’y ai ajouté leurs moyens de défense contre la sécheresse…

L’achillée millefeuille a très bien supporté la sècheresse. Elle a été présente jusqu’en aout, et là a bien reverdi. Ciselez les feuilles sur vos salades.

La pimprenelle a commencé à ressortir dès le début du mois. Ciselez également les feuilles sur vos salades.

pimprenelle
pimprenelle zoom

Il y a quelques (rares) fleurs de mauves et de trèfle pour décorer les salades

mauve
trèfle

Les cynorhodons sont beaux cette année. Contrairement aux mures, ils semblent peu sensibles à la sécheresse. Ce fruit est exceptionnellement riche en vitamine C, même après cuisson ce qui est très rare ! Les cynorhodons de rosiers sont comestibles aussi, s’ils ne sont pas traités.
Pour ceux qui auraient la patience d’en faire des confitures, il faut attendre les 1ères gelées pour qu’ils soient murs. Ou les mettre quelque temps au congélateur… Valable aussi pour les kakis, s’ils sont presque mûrs toutefois !

Baies d’églantier, devant la vallée du Lavezon, vue de Carco

La prèle est toujours présente. Même au bord de fossés ou de ruisseaux qui avaient séché, elle a très bien supporté la sècheresse. Si vous n’en avez pas fait récolte au printemps (où je pense elle était plus « riche »), il est encore temps d’en sécher. La prèle des champs s’utilise en infusion, ou séchée en poudre en cuisine. Elle contiendrait 70% de silice. Contre indiqué si troubles hépatique ou rénaux graves. Reminéralisante, hémostatique (arrête les saignement de nez), astringente et diurétique. Elle est beaucoup plus jolie que la prèle des marais (qui ressemble plus à une ‘queue de rat’) mais attention parfois on trouve les 2 aux mêmes endroits, et la prèle des marais est légèrement toxique.

2 jolies tiges de prèle des champs

2018 début octobre, il y avait des silènes, bien qu’il ait encore moins plu en septembre que cette année. Là je n’en ai pas remarqué, mais vu la pluie à surveiller

Vous voyez des plantes que je n’ai pas citées ce début octobre ? Ou vous avez des idées de recettes spécifiques avec des plantes sauvages, n’hésitez pas à me le dire.
Anne 06-42_02-39-08 (ou mail via le site, accès au formulaire en page d’accueil)