Octobre

Comme souvent, notre région a manqué d’eau mais, cet été 2021, cela n’a été le cas qu’en aout.
Dès les 1ères pluies automnales, les repousses d’automne apparaissent.

Si les cueillettes vous manquent, profitez en pour regarder la page des quelques plantes que l’on peut récolter toute l’année. Pour certaines, j’y ai ajouté leurs moyens de défense contre la sécheresse…

L’achillée millefeuille supporte très bien la sécheresse. Elle a été présente constamment, et là a bien poussée. Ciselez les feuilles sur vos salades.

La pimprenelle a commencé à ressortir. Ciselez également les feuilles sur vos salades.

pimprenelle
pimprenelle zoom

Il y a quelques (rares) fleurs de mauves et de trèfle pour décorer les salades

mauve
trèfle

Les cynorhodons sont déjà beaux, ces fruits sont peu sensibles à la sécheresse, nous en avons tous les ans, contrairement aux mures. Ils sont riches en vitamine C, mais aussi A et B2. Pour bénéficier très facilement de ces vitamines, voir une « infusion froide » à droite.
Pour ceux qui auraient la patience d’en faire des confitures, il faut attendre les 1ères gelées pour qu’ils soient murs. Le cynorhodon (ou cynorrhodon, ou gratte-culs ! ) est LA plante sauvage vitaminées de l’hiver !
Il est très fastidieux à cuisiner, mais pourquoi pas si vous avez beaucoup de temps et de la patience ;-). D’autant 50 % de sa vitamine C résiste à la cuisson ! (Réf : Bernard Bertrand dans son livre « Carnet de cuisine sauvage », éditions de Terran.)

Baies d’églantier, devant la vallée du Lavezon, vue de Carco

La prèle est toujours présente. On la trouve principalement au bord de fossés ou de ruisseaux. Elle supporte très bien la sècheresse. Si vous n’en avez pas fait récolte au printemps (où je pense elle était plus « riche »), il est encore temps. La prèle des champs s’utilise en infusion, ou séchée en poudre en cuisine. Elle contiendrait 70% de silice. Contre indiqué si troubles hépatique ou rénaux graves. Reminéralisante, hémostatique (arrête les saignement de nez), astringente et diurétique. Elle est beaucoup plus jolie que la prèle des marais (qui ressemble plus à une ‘queue de rat’) mais attention parfois on trouve les 2 aux mêmes endroits, or la prèle des marais est légèrement toxique et serait amer.

2 jolies tiges de prèle des champs

Les silènes font parties des plantes qui « ressortent » bien dès les 1ères pluies, y compris parfois en plein été.

Vous voyez des plantes que je n’ai pas citées ce début octobre ? Ou vous avez des idées de recettes spécifiques avec des plantes sauvages, n’hésitez pas à me le dire.
Anne 06-42_02-39-08 (ou mail via le site, accès au formulaire en page d’accueil)